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vendredi 5 octobre 2018

éclairages #10

Gtuillaume Trouillard fait la une du magazine d'Alca

On y trouve un entretien réalisé par Romuald Giulivo

samedi 15 avril 2017

dimanche 21 décembre 2014

Créatif collectif affectif

Ils sont auteurs-illustrateurs-dessinateurs de BD, ils s’appellent Alfred, Richard Guérineau, Régis Lejonc et ils sont (toujours aussi) Flambant neuf, une association dont l’atelier est installé à Bordeaux. Un entretien réalisé avec Alfred et Richard Guérineau 
par Olivier Desmettre in éclairages #2

Alfred a commencé en disant « Notre activité est par nature très solitaire. Aussi, après plusieurs années passées à travailler seul chez soi, c’est souvent du ras-le-bol de cette solitude que vient l’envie de se regrouper, et aujourd’hui, ce partage d’un quotidien, avec des problématiques communes, des envies, des échanges, ce sont des choses dont on ne pourrait plus se passer. Dix à douze heures par jour tout seul face à sa table à dessin, cela finit par conduire à une sorte d’enfermement
», et Richard était d’accord et il a même poursuivi « Alors, pour caricaturer un peu, quel plaisir d’aller tous les jours au bureau retrouver ses camarades ! » Régis, absent ce jour-là, ne les aurait sûrement pas contredits.

samedi 20 décembre 2014

Les KoiKoiKomKiKi des Capucins

À Bordeaux, un atelier de bande dessinée est à la pointe de la modernité participative : esprit collaboratif, openspace, mise en pratique des théories du Care, des Genres et de la Transdisciplinarité, brainstorming permanent, écologie morale, boissons et nourritures bios, engagement citoyen, respect de la différence… Un vrai condensé de la ville du futur.
Faut-il mutualiser ? in éclairs (éclairage numérique) par Christophe Dabitch

Disposer d’un atelier dans un quartier comme celui des Capucins, avec baies vitrées et porte ouverte aux passants, a comme conséquence première la visite régulière de sympathiques inconnus : « Vous réparez toujours les fauteuils ? Vous n'auriez pas vu ma cousine, elle habitait dans le quartier il y a vingt ans mais j’ai perdu son numéro ? Est-ce que mon garçon de trois ans pourrait venir le mercredi après-midi, il dessine bien je trouve ? Vous auriez une cigarette ? Je pourrais me reposer un peu ici ?... » Cela suppose également un accès direct à la vie agitée de la rue : disputes, cris, insultes, dialogues extra-terrestres, phrases délicates de la jeunesse captées à la volée, passages tsunamiesques du bus dans la rue de Labrède… Mais cette situation géographique a aussi ses avantages : cafés au coin de la rue, kebabs, nouilles chinoises, boulangerie, marché des Capucins, vie animée du quartier, voisins artisans, restaurants de toutes origines… En un mot, c’est le Bordeaux que les non-Bordelais n’imaginent jamais et qui fait même peur à certains Bordelais d’autres quartiers.

vendredi 19 décembre 2014

Faut-il mutualiser ?

Focus : L’escale Fabrique Pola 
par Marie-Laure Cuvelier in éclairages #2

La Fabrique Pola est un projet coopératif, un espace de travail partagé dédié à la création contemporaine, à la production et à la diffusion artistique. À l’origine, c’est bien la nécessité partagée par une génération d’acteurs culturels et artistiques bordelais qui les pousse à inventer un lieu de fabrique sur mesure, en capacité de répondre à leurs besoins professionnels et à ceux du territoire. Autour de Bruit du Frigo et Zébra 3/Buy-Sellf, s’agrègent artistes plasticiens et associations axées arts visuels, qui en 2009, aux Bassins à flot, créent la Fabrique Pola où ils mutualisent leurs outils de production et leur savoir-faire.

Dès la conception du projet de fabrique, au début des années 2000, ses auteurs ont toujours identifié le site de la caserne Niel comme une implantation durable et idéale, site qui depuis a été en partie réhabilité par Darwin Écosystème. Entre-temps, la Fabrique Pola a déménagé à plusieurs reprises, et
tout récemment à l’ancien centre de tri postal de Bègles (future Cité numérique), pour une nouvelle et dernière occupation temporaire.