jeudi 19 janvier 2017

B.D. Factory

L’histoire commune de l’art contemporain et la bande dessinée est récente, mais de quels emprunts, liens, clins d’œil, glissements et réciprocités parle-t-on ?

Il s’agira de percevoir les influences de ce monde du « dessin en séquence », organisé sous forme de grille (plutôt qu’un cadre), ou animé, au travers de trois générations d’artistes (Raymond Pettibon et Jim Shaw actifs depuis les années 1980 ; Philippe Parreno, Franck Scurti, Bruno Peinado, et Richard Fauguet dans les années 1990-2000, puis, Pauline Fondevila, Sophie Lamm, Louis Granet, Camille Lavaud, Suzanne Husky dans les années 2010).
L’art contemporain est-il encore sous influence de l’univers des comics ? Celui-ci n’est-il pas déjà la préhistoire d’une nouvelle ère, celle de Minecraft ou Pokemon GO ? L’exposition « B.D. Factory » constitue un terrain d’observation permettant d’entrevoir les fondements et ferments distillés par la bande dessinée, désormais bien ancrés dans le champ de la création contemporaine.

Avec les œuvres de David B., Francis Baudevin, Glen Baxter, Bertrand Dezoteux, Marcel van Eeden, Richard Fauguet, Pauline Fondevila, Louis Granet, Suzanne Husky, Pierre Huyghe, In Wonder, Armand Jalut, Géraldine Kosiak, Sophie Lamm, Camille Lavaud, Claes Oldenburg, Philippe Parreno, Bruno Peinado, Raymond Pettibon, Pierre-Lin Renié, Franck Scurti, Jim Shaw et Winshluss.

Vernissage le 19 janvier en présence des artistes Louis Granet, Suzanne Husky, Géraldine Kosiak, Camille Lavaud, In Wonder et Winshluss.

Cette exposition s’inscrit dans le cadre du programme régional « Comics de répétition – Les filiations entre l’art contemporain et la bande dessinée » organisé à l’initiative du Frac Aquitaine avec la librairie Galerie La Mauvaise Réputation, la médiathèque de Lège-Cap-Ferret, Pollen, Les Requins Marteaux Éditions , SNCF Gares & Connexions et Spacejunk.

En partenariat avec la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image.
Exposition au FRAC du 19 janvier au 20 mai 2017
Du lundi au vendredi de 10h à 18h, le samedi de 14h30 à 18h30

AUTOUR DE L'EXPOSITION

Rencontre avec Suzanne Husky et Géraldine Kosiak, artistes
Samedi 21 janvier à 15h30 au Hangar G2

Les ateliers « Le yoga des supers héros »
Réveillons la force qui sommeille en nous !
avec Cynthia Sorin, professeure de yoga pour enfants et le Pôle des attentions du Frac Aquitaine

« Samedi Gonflé »
Quand l’art contemporain bulle en famille !
Dans le cadre du Week-end musées Télérama venez profiter d’un atelier, de visites flash, d’un goûter et d’un concert dessiné
Samedi 18 mars de 14h30-20h

Visite partagée avec le Pôle des attentions
Tous les samedis à 16h30 au Hangar G2

En parallèle, retrouvez l'exposition d'affiches de Camille Lavaud « Le Consortium des Prairies » en gares Saint-Jean et Montparnasse du 16 janvier au 15 mars 2017 avec SNCF Gares & Connexions.

On en cause dans Bordeaux 7 du matin

1 commentaire:

Elouarn a dit…

9e art et art contemporain arts complices
A La Une Angoulême - Publié le 29/01/2017 à 3h28 par Anna Maisonneuve
http://www.sudouest.fr/2017/01/29/9e-art-et-art-contemporain-arts-complices-3148362-813.php

La bande dessinée, cet art de la narration déclinée en une succession d’images, apparaît dans la première moitié du XIXe siècle. « En même temps que la photographie, rappelle Claire Jacquet, qui ajoute : pour la bande dessinée, toutefois, il faudra attendre les années 1960, avec le pop art, pour que l’irruption de l’image dessinée ait lieu dans le champ de l’art. »

Ce n’est donc pas un hasard si on trouve quelques clins d’œil pop au sein de l’exposition que la directrice du Frac Aquitaine a imaginée pour le hangar G2. La grande toile du peintre Armand Jalut offre ainsi la curieuse collusion de deux images : une machine à coudre et une banane. Mais pas n’importe laquelle, celle d’Andy Warhol, devenue aussi emblématique qu’iconique avec la pochette de l’album « The Velvet Underground and Nico ». Né en 1976, Armand Jalut appartient à cette famille d’artistes qui n’ont que faire des querelles de chapelle. Son corpus vagabond se truffe de références issues de la culture populaire comme de son « irréconciliable » consœur savante.

On retrouve cette même appétence avec In Wonder. Ce collectif artistique créé en 2016 s’amuse à construire un langage plastique au croisement entre BD et art contemporain. L’installation présentée à Bordeaux s’apparente à un grand échiquier sur lequel se partagent plusieurs pièces, elles-mêmes peuplées de motifs mêlant politique, actualité, histoire de l’art et l’univers d’« Alice au pays des merveilles ».

Naufragé imaginaire
À cette œuvre s’ajoute une kyrielle d’autres : une peinture murale quasi abstraite signée Louis Granet, un jeune artiste passé par l’école de bande dessinée d’Angoulême ; les « Speech Bubbles » de Philippe Parreno : des ballons remplis d’hélium figurant des bulles de BD à remplir par la pensée ; Claes Oldenburg et son prototype de « Souris géométrique » inspirée de Mickey ; Pauline Fondevila et sa suite graphique rendant compte du journal intime d’un naufragé imaginaire…

La programmation s’étant aussi à la gare SNCF, avec le « travelling dessiné » de Camille Lavaud, comme à la galerie libraire bordelaise La Mauvaise Réputation, qui présente en deux volets un accrochage contaminé par l’art séquentiel avec moult créateurs réputés (Philippe Mayaux, Manuel Ocampo, Joël Hubaut, Philippe Ramette, etc.)

En juin, août et septembre prochains, ce cycle baptisé « Comics de répétition » se conclura à la faveur d’autres expositions : à la médiathèque de Lège-Cap-Ferret (33), à la galerie Spacejunk de Bayonne (64) et à l’association Pollen de Monflanquin (47).

« B.D. Factory ». Jusqu’au 20 mai au Frac Aquitaine, Hangar G2, aux bassins à flot de Bordeaux. Entrée libre, lundi à vendredi, 10 h-18 h ; samedi, 14 h 30–18 h 30. 05 56 24 71 36. « Le Monde à l’envers ». Exposition en deux volets : jusqu’à samedi 11 février et de vendredi 17 février à samedi 25 mars, galerie La Mauvaise Réputation, Bordeaux. Entrée libre, mardi à samedi, 14 h-19 h. 05 56 79 73 54. « Le Consortium des prairies », de Camille Lavaud. Jusqu’à mercredi 15 mars, dans les gares Saint-Jean (Bordeaux) et Montparnasse (Paris).