samedi 22 novembre 2014

A l'assaut des bulles #5

A Clairac ce we

où on pourra rencontrer Looky, Dem, Annabel, Benoit Dahan, Katia Even, Jerome Pigney, Fred Campoy, Le Fab, Ström, David Cénou, Marie & Thierry Gloris, Le Prevost, Nathalie Ferlut, Guillaume Miremont, Christelle Galand, Kappou, Justine Renaud, Jerome Alvarez, Philippe Bringel   

3 commentaires:

Elouarn a dit…

sud ouest du jour par Jean-Marc Lernould
Une plongée dans les geôles de l’Oncle Sam
L’Agenais Didier Cénou a illustré le sort tragique de trois Black Panthers.

Le 5e Festival BD de Clairac recevra, ce week-end, une vingtaine d'auteurs qui dédicaceront leurs ouvrages sur place et, parmi eux, l'Agenais Didier Cénou, auteur de Mirador tête de mort et du récent Panthers in the hole, réalisé pour Amnesty International, en collaboration avec son frère Bruno. C'est seulement le deuxième ouvrage de ce dessinateur de 43 ans, qui a appris les techniques de la narration et du story-board par correspondance.
Après une fiction basée sur des éléments de sa vie réelle, Didier Cénou resigne chez l'éditeur La Boîte à bulles, cette fois pour un récit qui tient davantage du reportage, basé sur une solide documentation fournie par l'ONG. « Amnesty cherchait des éditeurs et des auteurs pour plusieurs projets, et l'évocation de l'histoire de ces Black Panthers me parlait graphiquement. Il y a l'esthétique des années 70, les States et les flics, les grosses bagnoles », explique-t-il.

« Les trois d'Angola »
Il y a aussi un engagement derrière ce témoignage, sur ceux que l'on désigne comme « les trois d'Angola », du nom de la prison de Louisiane où Robert King, Albert Woodfox et Herman Wallace ont été ou sont encore incarcérés à tort. Ces trois Noirs Américains ont en commun d'avoir été arrêtés arbitrairement à la fin des années 60, et condamnés à de longues peines de prison pour des faits de droit commun qu'ils n'avaient pas commis, dans un contexte particulièrement difficile pour leur communauté.
C'est, en effet, l'époque où les Black Panthers constituent une cible de choix de par leurs revendications politiques révolutionnaires, où les lourdes condamnations sont facilitées par l'absence de noirs dans les jurys. Des peines à rallonges purgées dans des conditions effroyables dans des prisons comme Angola, dans un Sud encore fondamentalement ségrégationniste.
« Avec Bruno au scénario, nous nous sommes basés sur les informations d'Amnesty, mais il aurait presque fallu le double de pages ! », selon David Cénou, qui a pourtant dessiné 110 planches. « Et il a fallu modifier le récit car, entre-temps, Herman Wallace a été libéré le 1er octobre 2013 et est mort trois jours plus tard. Albert Woodfox est toujours en prison, mais nous étions dans l'attente d'une révision éventuelle de son procès. » Seul Robert King a été relâché après trente ans de réclusion.

Un Juste pour aïeul
Pour ce deuxième album, David Cénou a amélioré son dessin, utilisant l'encre de Chine diluée avec un rendu d'aquarelle en noir et blanc. Un noir et blanc vers lequel il tend avec de moins en moins de nuances, à l'instar de ses maîtres Frank Miller (Sin City) ou Eduardo Risso.

la suite à lire sur
http://www.sudouest.fr/2014/11/22/une-plongee-dans-les-geoles-de-l-oncle-sam-1743840-3664.php

Elouarn a dit…

sud ouest du jour par Jean-Marc Lernould
Un bain de bulles pour tous les lecteurs
Le salon de la BD propose aujourd’hui 19 auteurs en dédicace et des animations.

C'était déjà l'effervescence hier matin à l'ouverture des portes, et pourtant le Salon de la BD de Clairac offre toute latitude pour échanger directement entre lecteurs et auteurs, voire de repartir avec sa dédicace sous le bras.
La cinquième édition du salon à l'assaut des arts, qui s'achève aujourd'hui, réunit dans la salle polyvalente dix-neuf dessinateurs ou scénaristes, des professionnels confirmés comme des débutants.
Looky et Dem, qui dessinent à quatre mains (La Belle et la Bête), ou l'autre couple Thierry et Marie Gloris (La Louve) côtoient des auteurs plus récemment entrés dans la BD, comme Bruno et David Cénou (Phanters in the hole), ou dont les talents prometteurs cherchent un éditeur, comme Guillaume Miremont, qui se lance dans une fresque sur l'unification du Japon.

Les enfants séduits
On voit d'autre part que le travail réalisé auprès des scolaires du Tonneinquais s'avère payant, et les plus jeunes viennent réclamer leur dédicace auprès de Katia Even ou Justine Renaud, nouvelles vagues de la littérature jeunesse.
Ce dimanche après-midi, l'éditeur Dadoclem viendra animer un atelier consacré à la BD et aux langues étrangères : une façon ludique de travailler son anglais ou son latin…

Elouarn a dit…

sud ouest du jour par Jean-Marc Lernould
la BD, un art complet à savourer de vive voix
Les lecteurs de tous âges ont apprécié la rencontre directe avec les auteurs.

«Quand j'étais enfant, mes parents ne m'ont jamais emmené dans des salons. C'est dommage, c'est sympa de rencontrer des lecteurs, d'autres auteurs? » La cinquième édition du salon de la bande dessinée de Clairac, À l'assaut des bulles, vient d'ouvrir ses portes et, déjà, Le Fab est à la dédicace. L'auteur de Stimpop montre ses croquis à un admirateur et apprécie déjà le contact qui s'établit. Le festival est lancé, sans round d'observation. Ils étaient 19 auteurs à investir la salle polyvalente de la ville deux jours durant, mais des collégiens, lycéens ou des scolaires avaient déjà entrevu certains des auteurs présents, comme en témoignent des panneaux exposés, montrant que, dès la maternelle, on s'est...

(la suite à lire en ligne pour les abonnés)